Il faut croire que la Malaisie n'a pas réveille en moi la même inspiration que celle des premiers jours ou je m'appliquais, presque sans effort, a rédiger des chroniques sur ma vie quotidienne.
Je remplis ces quelques lignes par défi, un défi que je me lance de retrouver cette inspiration.
Mon blog n'est pas mort, il sommeille.
vendredi 10 mars 2017
lundi 2 décembre 2013
Et de Six!
Plutôt que
le traditionnel discours sur les qualités du navire et les mérites des
personnels qui ont participé à sa construction, je me suis livré à un petit
décompte dans lequel chaque chiffre a son importance et reflète l’aventure que le
Chantier SEAS et nous tous, venons de vivre.//
6 / 6
navires construits sur ce site de X51 à NHA BE sur le même modèle, celui du
FRANCHE TERRE construit et livré en 2009 à Concarneau. Une belle litanie de noms
magiques qui nous ont fait découvrir successivement sur l’ile de la
Réunion, le petit village de MANAPNY et
celui de BERNICA, le cratère DOLOMIEU et la forêt de BELOUVE, puis l’Ile Maurice
avec le village de BELLE RIVE et le Domaine de BELLE ISLE.
Le BELLE
ISLE que nous baptisons aujourd’hui est le dernier de la série, le plus abouti
sans aucun doute.//
5 / 5 ans
depuis la découpe de la première tôle du MANAPANY. En 5 ans, la branche Acier
du Chantier SEAS basée ici à NHA BE est
passée de Zéro à plus de 300 personnes. Avec le concours solide et permanent de
ses partenaires principaux que sont HAIMINH, BAOTIN, et VIVABLAST, que je
remercie, jusqu’à 500 personnes travaillent à la construction de ces navires//
4/ 4 bateaux
par an, c’est le niveau de production que nous nous sommes fixé comme objectif pour
la ligne d’assemblage en cale sèche, et ce à partir de l’année prochaine. Pour y parvenir
nous avons lancé un impressionnant programme d’investissement et conforter un
accord de partenariat avec le Chantier HAI MINH. Ceci sera matérialiser demain
matin avec la mise sur cale d’un premier bloc de 80t.
3/ 3 navires
en commande, 2 fermes et 1 en option pour être précis. 3 thoniers d’une
nouvelle génération, 80m au lieu de 90m, mais d’une technologie identique et
pour un usage comparable. Ils son l’aboutissement de la collaboration entre le bureau
d’étude du GROUPE PIRIOU, les équipes de mises au point du Chantier et les
services techniques de SAPMER gérant l’exploitation des navires déjà livrés.
2/ 2 Nations,
le VIETNAM et la FRANCE, la rencontre singulière mais réussie entre 2 cultures,
2 modes de pensées, 2 langues enfin, et dont je pense nous pouvons être fier,
tout particulièrement en cette année 2013, Année de la France au Vietnam. La
réussite de cette association se mesure au respect des délais, à la qualité des
prestations livrées, et à la mixité de l’organisation mise en place.//
1/ 1 pour
SAPMER, le client qui a lui seul a rempli le carnet de commande du site depuis
sa création, SAPMER qui nous a fait une première fois confiance alors même que
nous n’avions aucune installation , confiance sans cesse renouvelée jusqu’à
aujourd’hui et qui nous laisse envisager encore de très belles perspectives
pour les années à venir.
Voilà
comment je souhaitais introduite cette cérémonie à laquelle je vous remercie
d’être venus si nombreux, tout particulièrement vous madame la Marraine qui
nous faite l’honneur de venir briser la traditionnelle bouteille de Champagne sur
l’étrave du BELLE ISLE, symbole pour nous, constructeurs de navire, du travail
accompli.//
jeudi 30 août 2012
Autres essais, autre style
On en parlait depuis plus d'un an, et voila que le navire a pris la mer. C'est une autre silhouette, une autre approche de la mer, d'autres marins à la manoeuvre.
Le programme de livraison etait chargé en cette fin du mois d'Aout, et je rentre à peine d'une autre sortie en mer, mais cette fois sur un navire rapide de service aux Plateformes pétrolières.
Fast Service Intervention Vessel, FSIV, dans le jargon de l'Offshore : 53m de long 10 de large, 4 moteurs développant une puissance aux alentours de 7.000Cv, il devait etre capable de naviguer à plus de 30 noeuds, nous avons atteint sans forcer les 31.5 !!! Premièr challenge relevé.
Pour prendre ces photos, il a fallu mettre à l'eau un Zodiac équipé d'un 25 Cv seulement, envoyer le FSIV faire son demi tour a quelques miles de nous, puis le laisser revenir en prenant de la vitesse. Ensuite on a essayé de suivre. Sans succès, tout au plus quelques secondes sur une route parallèle alors que sa vitesse ne dépassait pourtant pas les 25 Noeuds, et puis il s'est éloigné, très vite, très impressionnant!
La vitesse maximale a bien été atteinte, au grand soulagement de nos architectes, mais le chantier n'est pas encore achevé. C'est un premier de série, et comme souvent de nombreux détails n'ont pas été correctement appréhendés au moment des études. Beaucoup de modifications en cours de montage, beaucoup de temps perdu, un peu d'énervement, et finalement beaucoup de fatigue au sein de nos équipes de finition et d'essais.
Coup de chapeau, et on en a au moins 4 autres identiques à livrer sous 1 an!
![]() |
| Pleine Balle, ou presque! 25 noeuds |
Pour prendre ces photos, il a fallu mettre à l'eau un Zodiac équipé d'un 25 Cv seulement, envoyer le FSIV faire son demi tour a quelques miles de nous, puis le laisser revenir en prenant de la vitesse. Ensuite on a essayé de suivre. Sans succès, tout au plus quelques secondes sur une route parallèle alors que sa vitesse ne dépassait pourtant pas les 25 Noeuds, et puis il s'est éloigné, très vite, très impressionnant!
![]() |
| Sacré beau bateau tout de meme!! |
Coup de chapeau, et on en a au moins 4 autres identiques à livrer sous 1 an!
samedi 25 août 2012
Essais-Peche
| Lever de soleil sur la mer de Chine |
J'avais participé à ceux du MANAPANY, puis malheureusement occupé ailleurs je n'avais pas pu prendre la mer pour les deux suivants. Les essais du BELOUVE m'ont permis de rattraper le retard.
Le filet est un immense rideau, de 1800 m de long et d'un tombant de plus de 300m, avec une poche qui plonge encore plus profond. Afin de limiter les risques de perte totale du filet par crochage sur le fond en cas de problème, il faut aller chercher de profondeurs supérieures à 1000m. Le tombant du plateau formé par les alluvions est repoussé par le puissant Mékong à plus de 150 miles des cotes du Vietnam.
Nous quitterons donc le quai le soir vers 16h, à marée haute, et descendrons le fleuve à 14/15 noeuds, le courant aidant jusqu'à VUNG TAU ou nous débarquerons le Pilote à la nuit tombante, avec devant nous une nuit de mer qui nous permettra d'arriver sur la zone d'essai à l'aube. L'essai est programmé à 6 heures du matin.
| La pluie balaye le pont arrière dans la nuit |
Après une dernière tentative de prendre l'air toujours contrariée par la pluie il est temps d'aller dormir.
5h15 le matin suivant, le jour est déjà levé et c'est sous un ciel dégagé que je peux entreprendre un tour sur le pont et capturer cette photo du lever de soleil.
6h, tout l'équipage est sur le pied de guerre pour lancer l'opération.
Coup de corne, le Skiff est lâché à l'arrière du thonier, emmenant avec lui une extrémité de la senne qui se déploie à la vitesse de route du navire, soit environ 14 noeuds. Le capitaine amorce alors un long virage qui doit lui permettre d'encercler les poissons en revenant à son point de départ. Les minutes sont longues et l'on prend bien conscience de la longueur du piège.
Avec le filet se déroule (filée) la coulisse, un gros câble enroulé sur un treuil qui permettra le moment venu de fermer le bas de la nasse. La partie basse de la senne est lourdement chargée de chaînes qui l'entraînent vers le fond, alors que le haut est bardé d'une succession de flotteurs en liège.
Le Skiff est enfin rejoint, le point fixe du filet transféré sur l'avant du Thonier, commence à ce moment une course contre la montre pendant laquelle les deux extrémités de la coulisse sont remontées (virées) le plus rapidement possible. Il arrive au dire des marins que le banc encerclé profite de ces quelques instants pour entièrement disparaître, soit vers le fond, soit au travers d'une dernière fenêtre encore ouverte avant la fermeture définitive de la poche, ne leur laissant plus aucune chance de s'échapper.
| La remontée de la toile |
La dernière étape est de sortir les poissons de l'eau pour les déverser dans les cales, ce qui se fait à l'aide d'une sorte de grosse épuisette nommée "salabarde", puis de remonter par le coté les derniers mètres due la senne. Nous n'avons évidemment rien pris.
L'essai s'est déroulé sans incident, juste quelques erreurs de manoeuvre dues aux défauts de prise en main du navire par son nouvel équipage.
| Le BELOUVE, 4eme thonier fabriqué au Vietnam |
Le route retour est immédiatement engagée, cette fois à pleine vitesse de 17 noeuds, avec pour objectif de ne pas rentrer trop tard dans la nuit.
Repas de midi dévoré, je me suis permis une petite sieste dans ma cabine, avant de retrouver tout le monde sur le pont pour un débrieffing des essais.
L'arrivée au port s'est faite vers 23h, alors que nous étions encore à table en train de discuter. Un des boscos, un peu chargé, a clôturé la sortie en baissant son pantalon, sa manière à lui de montrer qu'il était fier d'avoir été capable d'envoyer la touline aux lamaneurs sur le quai !
jeudi 16 août 2012
Déjà repartis!
Merci à tous ceux que nous avons eu le bonheur de rencontrer
pendant cette période de congés en France, trop courte pour faire et voir tout
ce que nous avions prévu, mais extrêmement bien remplie grâce à un accueil
partout chaleureux.
Tout le monde comprendra toutefois que le moment le plus
précieux de ces vacances fut, bien entendu, notre première rencontre avec la
petite Eléa. J'avais quelque peu oublié la douceur, la fragilité, l’innocence, d’un
tout petit bébé, et au-delà, tout l'amour qui nous envahit aussitôt. Nous avons
été accueillis par une Agathe radieuse dans son rôle de Maman et un Bastien
tout plein d'attention pour les deux êtres qui désormais l'entourent.
Un grand merci à tous les deux pour ce merveilleux cadeau.
samedi 9 juin 2012
Bientot l'été
Nous voulant pas mélanger le contenu des messages, je complète "Good Morning Vietnam" par un rapide exposé de nos projets pour cet été.
Aleksandra est déjà partie en Pologne pour passer un peu de temps avec ses parents, et nous nous retrouverons à PARIS en transit vers le Réunion le jeudi 5 Juillet. Accompagnés de Pierre, nous allons voir Agathe et ... sa famille.
Retour de La Réunion le mardi 17 Juillet pour aller directement à Penthievre jusqu'au 7 Aout. La, il sera déjà temps pour mois de revenir au Vietnam! Aleksandra me rejoindra fin Aout.
D'ici là, un petit Aller-Retour en France du 16 au 21 Juin, j'aurais peut etre le temps de rencontrer quelques penthiévrois, puis j'irai faire un saut a Shanghai voir un client et mettre au point nos achats d'équipement en Chine.
A bientot,
Aleksandra est déjà partie en Pologne pour passer un peu de temps avec ses parents, et nous nous retrouverons à PARIS en transit vers le Réunion le jeudi 5 Juillet. Accompagnés de Pierre, nous allons voir Agathe et ... sa famille.
Retour de La Réunion le mardi 17 Juillet pour aller directement à Penthievre jusqu'au 7 Aout. La, il sera déjà temps pour mois de revenir au Vietnam! Aleksandra me rejoindra fin Aout.
D'ici là, un petit Aller-Retour en France du 16 au 21 Juin, j'aurais peut etre le temps de rencontrer quelques penthiévrois, puis j'irai faire un saut a Shanghai voir un client et mettre au point nos achats d'équipement en Chine.
A bientot,
Good morning Sunshine !
La saison des pluies a, cette année, débuté bien plus tôt que ce nous avons connu depuis notre arrivée il y a trois ans. Une pluie souvent présente dès le lever du jour avec quelques gouttes fines, puis qui revient massivement en milieu d’après-midi pour, parfois, ne pas s’interrompre avant la nuit. La terre est détrempée, les jardins et les terrasses impraticables, et bien évidemment les travaux en extérieurs des chantiers en sont largement affectés.
![]() |
| FSIV 175' - Vue d'artiste |
Mais ce matin, le soleil brille sur BEN LUC, et j’avais envie de faire partager ce moment pour le moins inhabituel.
Good morning sushine, ça me fait penser à « Good Morning Starshine », une chanson de l’opéra Rock « Hair » que j'ai tres souvent en tete, et c’est aussi une façon de faire un pied de nez à la guerre du Vietnam, de faire oublier le foutu bourbier dans lequel les américains sont venus se fourrer, les jours de pluie particulièrement.
Le soleil brille sur BEN LUC, et même si je sais bien que cela ne durera pas, car des nuages sont déjà présents à l’horizon, j’en oublie que nous sommes un samedi matin et que je suis déjà dans mon bureau.
Mon bureau de BEN LUC n’a pas grand-chose à voir avec celui de NHA BE. Plus petit, sa décoration est simple et ordinaire, les murs jaunes, le mobilier dépareillé, et malgré les 3 fenêtres et les deux portes vitrées, je suis bien souvent obligé de conserver les lumières allumées toute la journée.
Le jardinier s’évertue à maintenir vaillantes des plantes en pot qui ornent trois des coins de la pièce, et s’il n’y avait pas deux photos des voiles de « Terre de Brume » sur fond de ciel bleu, je serais en territoire totalement impersonnel.
| FRB 720 - A pleine vitesse |
Comble de tout ça, nous sommes voisin d’une distillerie de canne à sucre qui produit de la mélasse, dont l’odeur peut, lorsque qu’elle est légère rappeler celle agréable et prometteuse d’un bon rhum, mais lorsqu’elle sature l’atmosphère, comme c’est souvent le cas, devient franchement insoutenable.
Pourtant, j’aime venir à BEN LUC, malgré les trois quarts d’heure de route. C’est ici que se trouve l’identité d’origine de SEAS, les ateliers façonnés selon notre volonté produisent des bateaux de taille raisonnable en aluminium. Le site n’est pas très grand, mais nous y sommes chez nous et j’en connais le moindre des recoins car à chaque fois que je viens y passer la journée, j’effectue une visite complète des ateliers, des magasins et des bateaux en construction. Nous sommes montés en gamme puisque nous livrerons cette année en plus des petits canots de sauvetage, des navires rapides de 53m, à un rythme soutenu de 1 tous les 3 mois. Un plan d’investissement de plus d’un million d’euros vient d’être lancé afin de permettre un doublement de la production actuelle, alors que nous l’avons déjà doublé depuis mon arrivée
Il pleut maintenant, la journée normale de travail va commencer.
samedi 5 mai 2012
Agathe
Notre court séjour là-bas nous a permis de découvrir une
nouvelle terre de passions, passion pour la mer bien sûr, avec ses lagons verts
et ses magnifiques déferlantes, mais aussi passion pour la montagne aux reliefs
incroyablement déchirés ou l’esprit se perd dans les projets de randonnées inexplorées.
On doit y vivre bien lorsque l’on conjugue ces passions avec du temps libre…
Nous n’avons rien vu, juste effleuré la générosité de la
nature en quelques cours instants à nager
et surfer sur la côte sud-ouest dans l’eau cristalline et chaude, avant
d’aller arpenter des sentiers de montagne surplombant le cirque de Mafate ou la
faille de la rivière des Remparts sur les flancs de La Fournaise, sans oublier
le sentier emprunté avec Agathe et Bastien vers la foret de Bébour, à 1600m
d’altitude au milieu des vaches et des buissons d’ajonc, un petit air de
Bretagne.
Dans l’avion qui nous ramenait vers Kuala Lumpur au-dessus
de l’Océan Indien, nous avons repensé à ce petit bout de terre et à notre tour
nous étions heureux d’avoir partagés avec eux un peu de cette merveilleuse
période de l’attente du premier enfant de cette nouvelle génération.
mercredi 11 avril 2012
Un peu de visite!
Nous irons ensuite a MUI NE pour le week-end, encore, puis ils pousseront un peu plus vers le nord jusqu'à la jolie ville de Hoi An, à quelques kilometres dans le sud de Danang, avant de revenir a Ho Chi Minh d'ou ils repartiront dimanche prochain, jour du premier tour des élections.
Par un mauvais concours de circonstances, Aleksandra est partie en Pologne et ne reviendra à la maison que 2 jours avant leur départ. Too bad!
La fin avril nous réserve encore quelques beaux voyages puisque nous irons d'abord au Cambodge, visiter le temple d'Angkor Vat, puis à La Réunion, allier une visite à notre client armateur SAPMER, avec une autre visite, beaucoup plus personnelle à Agathe et Bastien.
vendredi 10 février 2012
Afrique du Sud

A l'heure ou j'écris ces quelques lignes, nous sommes revenus au Vietnam depuis plusieurs jours et les vacances sont déjà loin...
Pourtant, hier encore nous regardions la vidéo d'un spectacle auquel nous avons assisté a Johannesburg, de la danse, de la musique, du Gospel, tout ça dans une ambiance de Zoulous! Les tambours résonnent encore dans notre tête.
Pour moi, l'Afrique du sud, était avant tout la pointe sud du continent africain que l'on franchissait avant de s'engouffrer dans l'océan indien dans sa course folle autour du monde. La première des trois "marques" de parcours à laisser sur bâbord, la seule marque tribord étant tout simplement l'Antartique! Bonne Esperance, comme l'avait nomme en premier les portugais dans leur quête inassouvie a découvrir le monde.
Mais, si la pointe elle-meme n'est jamais représentee, pas plus que le cap Leuwin dans le sud Ouest de l'Australie, l'image universelle du lieu est bien la montagne de la Table, ce majestueux plateau rocheux qui domine de ses 1.070m la ville "du" Cap et son port.
Et ça, rien que ca, la ville du CAP et sa Peninsule valent le déplacement depuis n'importe ou sur la planète!
Mais l'Afrique du Sud ne se limite pas a ses rivages sauvages et ses baies abritées, nous y avons aussi découvert une partie du visage de l'Afrique des déserts, de la savane, des plaines arides et des vallées tropicales, et surtout des étendues a perte de vue que parcourent les antilopes, springbok, autruches, gnous, girafes... Nous n'y étions pas allés pour un safari, mais nous avons tout de même assiste a ce ballet magnifique de la nature, ces troupeaux de zèbres qui figent leur regard sur nous avant de s'enfuir au galop au travers des épineux que nous n'oserions pas franchir. Il y eu ce spectacle merveilleux de trois girafes dont les têtes ébouriffées dépassaient au dessus des acacias, que nous avons accompagnees durant de longues minutes jusqu'à ce que finalement elles viennent a notre rencontre, et celui de cette mère protectrice qui tenait son bébé girafon a l'écart du groupe afin de le protéger de l'agressivité des plus grands.
Et puis il ya l’Afrique des humains, celle de l’exode des Huguenots vers une terre promise, ces perpétuelles guerre entre Anglais et Afrikaners, ces ravages chez les populations Zoulous du cote de la « Blood River ». Puis l’Apartheid, impossible a comprendre, qui conduisit a rejeter les noirs dans des bidonvilles a l’ecart des centres, dans ces Township omniprésents encore aujourd’hui, et vers lesquels converge une grande partie de la misère actuelle de l’Afrique.
Mandela est passe par la, qui grâce a son message de paix et de pardon est parvenu a éviter le massacre que l’on aurait pu craindre, comme se fut le cas en Tanzanie. Mais le déséquilibre est frappant, la ségrégation instaurée par la loi a laisse des cicatrices profondes et des inégalités qui troublent.
Johannesburg est une ville fantôme, désertée par les riches qui se sont reconstruits une ville nouvelle a quelques kilomètres plus au nord et les pauvres qui n’en finissent pas de venir gonfler le Township de Soweto. De son cote, Le CAP a fait disparaitre les pauvres de sa vue pour se donner un air de Californie, celle de Santa Barbara et de Beverly Hills, ou les millionnaires européens viennent couler leur retraite au soleil de l’hémisphère sud avant de retourner a Monaco pour l’été.
Malgre sa plage, facon Copacabana, Durban n’a pas d’âme. Le centre ouvert sur la rade, tourne le dos a l’océan Indien, les rues sont mal entretenues et les trottoirs sombres regorgent de petites échoppes tenues par des Indiens. Pas ou peu de blancs a Durban, ou alors ils se cachent bien !
samedi 14 janvier 2012
Bonne Annee du DRAGON (2012) !!

Je suis desole d'avoir laisse un semblane de message pendant si longtemps et pour une occasion aussi importante!
Je reprends le commentaire de cette photo prise le 1 janvier 2012, juste devant notre hotel, par un ami allemand qui faisait lui aussi la meme chose quelques minutes auparavant. Tres belle journee ventee pour commencer une nouvelle annee, on n'en esperait pas autant.
jeudi 8 décembre 2011
SHANGHAI, la perle d'Orient
Le rêve de Chine qui s'était évanoui il y a deux ans est redevenu réalité.
Enfin presque, car Shanghai n'est pas la Chine a laquelle nous pensions, avec la Cite Interdite, la Grande Muraille et les cols Mao, Shanghai se compare plutôt, et dépasse en tout, les autres mégalopoles asiatiques comme Hong Kong, Singapour, Taipei ou Kuala Lumpur.
Shanghai c'est la démesure dans la modernité, c'est la folie urbaine de l'homme.
Au moins 25 Millions d'habitants, des tours a perte de vue, 2000 chantiers de construction en permanence.
Arrives le vendredi soir a l'aéroport de PUDONG, nous avons rejoint notre hôtel peu avant la nuit, mais a temps pour voir le jour disparaître sur le le BUND, de l'autre cote du fleuve. Le ciel était clair, autant qu'il peut l'être, et la boule rose pale du soleil couchant n'apportait qu'une faible teinte rouge aux façades des immeubles de verre. Des que la nuit tombe, la ville s'illumine de mille feux, chaque silhouette de ces tours étant soulignée par un liseré de néons multicolores, certaines d'entre elles . Il y celle qui fut la plus haute tour de télévision jusqu'à ce qu'elle soit détrônée par Motreal, puis plus haute, celle en forme de décapsuleur qui s'est fait double il y peu par un hôtel de Dubai.
vendredi 21 octobre 2011
L'automne et deja des projets!
Bientôt vous (les français) vous passerez a l'horaire d'hiver. Chez nous cette notion d'hiver n'existant pas, l'étape que nous franchirons sera l'arrivée de la saison sèche. Saison sèche, fin de la mousson de Sud Ouest et reprise du régime anticyclonique qui nous amène du soleil, du vent et de la chaleur!
Nos trois derniers séjours a MUI NE, 2 en septembre, 1 en octobre, nous ont fait retrouver la route des plages et les longs "runs" en planche a voile.
Lors du dernier cependant, nous avons assiste au début du phénomène du basculement du vent, de l'Ouest vers l'Est, avec en phase transitoire un vent de sud quasi nul.
Est et Ouest ont l'avantage d'etre un peu "off Shore" et donc de repousser vers le large les déchets et la pollution qui malheureusement envahissent la mer de Chine.
Le vent de Sud, "On shore", de dimanche dernier nous a ouvert les yeux sur cette réalité!... La mer n'était pas baignable!
Vivement que ça se stabilise en régime d'Est, car c'est bien a MUI NE que nous nous préparons a passer les vacances de Noel, les deux réveillons compris!
Et avec des visiteurs par dessus le marche.
Pierre et Aimery se sont annonces les premiers, pour toute la durée des vacances scolaires du 17 au 2 janvier. Et puis la surprise est venue de nos voisins de Penthievre, Catherine, Robin et Alain qui seront eux aussi de la fete. Tout ce petit monde dans le même hôtel a la plage, ce qui devrait présager d'une bonne période fin d'annee!
Nous serons 5 penthievrois dans l'avion d'Air France qui quittera Paris a 23h20 le 17décembre, car je serai moi aussi a bord.
Je dois rentrer en France a partir du 10 pour une petite semaine de travail a Concarneau et je repartirai de Nantes en compagnie de Aimery et Pierre. Catherine et Robin nous rejoindront a Paris, et nous retrouverons Alain qui sera déjà sur place depuis 3 semaines.
Aleksandra sera quant a elle en Pologne du 4 au 19 décembre, histoire d'aller se réchauffer au bord de la Baltique auprès de sa famille.
D'ici la, nous devrions aller du 27/11 au 2/12 a Shanghai (voir mon article "Rêves de Chine")pour ce qui devrait être le plus grand salon maritime mondial... normal que nous y ayons un stand!
Pour finir sur le projets, nous venons de reserver des billets pour l'Afrique du Sud qui sera cette année, après la Nouvelle Zelande et la Caledonie, notre destination pour les fêtes du nouvel An chinois, le TET au Vietnam. Cape Town, Table mountain et Goodhope cape, plus la recherche de la "perfect Wawe" decrite dans le film "Endless Summer" et qui déroule sa superbe gauche sur des kilomètres du cote de Jeffrey's Bay.
Et pourquoi pas un petit Safari!
Mais ça, c'est pour une autre histoire...
Photo : Les PETRONAS TOWERS a KUALA LUMPUR - Week End 8/9 Octobre
vendredi 30 septembre 2011
Breves
Le même jour dans le journal :
- RURAL CHILDREN SWIM TO SCHOOL (Des enfants des campagnes se rendent a l’école a la nage) Dans une province du nord, en l’absence de pont et le dernier bateau ayant coule, les enfants d’un village se rendent tous les jours a l’école a la nage en traversant un cours d’eau de 200m de large(sic). Les parents sont évidemment tous les jours terrifiés de voir leur petits partir a l’école dans ces conditions, leurs affaires sèches emballées dans un sac en plastic maintenu a bout de bras au dessus de l’eau !. Devant le scandale que cela représente, on a imaginé construire un pont en béton pour plusieurs million de dollar, mais trop cher compte tenu de la faible population concernée, puis un pont en bois, plusieurs centaines de milliers de dollars, toujours trop cher, on a même envisage de tendre un cordage entre les rives… Finalement la décision a été prise d’offrir aux enfants des gilets de sauvetage ! Il suffisait d’y penser.
- PRIVATE HELICOPTER SERVES GOLF COURSE On annonce la mise en service d’un vol direct en Hélicoptère depuis l’aéroport de Saigon jusqu’au terrain de golf de Dong Nai, durée du vol, seulement 10 minutes pour 4 passagers et 2 pilotes, la aussi, il suffisait d’y penser.
- RURAL CHILDREN SWIM TO SCHOOL (Des enfants des campagnes se rendent a l’école a la nage) Dans une province du nord, en l’absence de pont et le dernier bateau ayant coule, les enfants d’un village se rendent tous les jours a l’école a la nage en traversant un cours d’eau de 200m de large(sic). Les parents sont évidemment tous les jours terrifiés de voir leur petits partir a l’école dans ces conditions, leurs affaires sèches emballées dans un sac en plastic maintenu a bout de bras au dessus de l’eau !. Devant le scandale que cela représente, on a imaginé construire un pont en béton pour plusieurs million de dollar, mais trop cher compte tenu de la faible population concernée, puis un pont en bois, plusieurs centaines de milliers de dollars, toujours trop cher, on a même envisage de tendre un cordage entre les rives… Finalement la décision a été prise d’offrir aux enfants des gilets de sauvetage ! Il suffisait d’y penser.
- PRIVATE HELICOPTER SERVES GOLF COURSE On annonce la mise en service d’un vol direct en Hélicoptère depuis l’aéroport de Saigon jusqu’au terrain de golf de Dong Nai, durée du vol, seulement 10 minutes pour 4 passagers et 2 pilotes, la aussi, il suffisait d’y penser.
mardi 27 septembre 2011
Les Amoureux
Les Amoureux se bécotent aussi au Vietnam ! Mais pas sur les bancs publics…
Dans un pays ou pourtant beaucoup de mariages sont encore arranges par les familles, les jeunes amoureux s’embrassent, s’enlacent, se touchent , ils boivent, ils mangent, discutent et se taisent en rêvant, assis l’un contre l’autre … sur la selle de leur moto.
On n’y prête pas garde en passant le soir, puis on en aperçoit un couple dans l’obscurité d’un arbre, puis un autre sous l’arbre suivant, puis un autre, et soudain on réalise que tous les arbres, tous les recoins peu éclairés de la rue sont occupes par une moto appuyée sur sa béquille, et sur cette moto, un couple enlacé. C’est un peu comme lorsque l’on marche dans un sous bois de pins a l’automne et que l’on découvre par hasard un bouquet de Chanterelles, avant de constater que l’on en est entoure de toute part !
Bien sur, tous les jeunes amoureux vietnamiens ne se cachent pour se retrouver. L’ouverture offerte par le cours d’un fleuve, la fraicheur de l’air qui courre sur l’eau et le point de vue légèrement surélevé, font de ponts le lieu de prédilection pour passer la soirée, si j’en juge par le nombre couples accoudes au parapet, la tête dans les étoiles, au beau milieu de la portée de chaque pont, la moto garée auprès d’eux.
Le point d’orgue de cette animation nocturne est localisé au sommet du pont de PHU MY, un immense pont suspendu, dominant la rivière Saigon d’une cinquantaine de mètres, et offrant une vue panoramique remarquable sur le Skyline de la ville. La haut, les motos y sont si nombreuses après le coucher du soleil, qu’elles envahissent non seulement le trottoir, mais aussi la voie de circulation des deux roues, et débordent même régulièrement sur la chaussée principale. Imaginez le nombre de serments prononces, et la quantités des baisers échangés chaque soir sur ce pont !
Le jour, on les retrouve assis dans l’herbe des nombreux parcs de la ville, le portable a la main en guise d’appareil photo. Moins entreprenants que le soir, les garçons se limitent a bombarder leur copine de photos qu’ils regarderont sur le petit écran de leur téléphone jusqu'à la prochaine rencontre.
Au Vietnam plus qu’ailleurs, on se fiche pas mal des regards obliques, et de toute facon, il y a bien davantage de couples d’amoureux que de passants honnetes !
Aujourd’hui, 27 septembre, c’est notre anniversaire de mariage.
Dans un pays ou pourtant beaucoup de mariages sont encore arranges par les familles, les jeunes amoureux s’embrassent, s’enlacent, se touchent , ils boivent, ils mangent, discutent et se taisent en rêvant, assis l’un contre l’autre … sur la selle de leur moto.
On n’y prête pas garde en passant le soir, puis on en aperçoit un couple dans l’obscurité d’un arbre, puis un autre sous l’arbre suivant, puis un autre, et soudain on réalise que tous les arbres, tous les recoins peu éclairés de la rue sont occupes par une moto appuyée sur sa béquille, et sur cette moto, un couple enlacé. C’est un peu comme lorsque l’on marche dans un sous bois de pins a l’automne et que l’on découvre par hasard un bouquet de Chanterelles, avant de constater que l’on en est entoure de toute part !
Bien sur, tous les jeunes amoureux vietnamiens ne se cachent pour se retrouver. L’ouverture offerte par le cours d’un fleuve, la fraicheur de l’air qui courre sur l’eau et le point de vue légèrement surélevé, font de ponts le lieu de prédilection pour passer la soirée, si j’en juge par le nombre couples accoudes au parapet, la tête dans les étoiles, au beau milieu de la portée de chaque pont, la moto garée auprès d’eux.
Le point d’orgue de cette animation nocturne est localisé au sommet du pont de PHU MY, un immense pont suspendu, dominant la rivière Saigon d’une cinquantaine de mètres, et offrant une vue panoramique remarquable sur le Skyline de la ville. La haut, les motos y sont si nombreuses après le coucher du soleil, qu’elles envahissent non seulement le trottoir, mais aussi la voie de circulation des deux roues, et débordent même régulièrement sur la chaussée principale. Imaginez le nombre de serments prononces, et la quantités des baisers échangés chaque soir sur ce pont !
Le jour, on les retrouve assis dans l’herbe des nombreux parcs de la ville, le portable a la main en guise d’appareil photo. Moins entreprenants que le soir, les garçons se limitent a bombarder leur copine de photos qu’ils regarderont sur le petit écran de leur téléphone jusqu'à la prochaine rencontre.
Au Vietnam plus qu’ailleurs, on se fiche pas mal des regards obliques, et de toute facon, il y a bien davantage de couples d’amoureux que de passants honnetes !
Aujourd’hui, 27 septembre, c’est notre anniversaire de mariage.
jeudi 8 septembre 2011
Combien de temps?
Nous sommes de retour au Vietnam depuis une dizaine de jours. La météo n'est pas terrible car la saison des pluies n'est pas encore terminée. Nous avons retrouve la maison, le travail et les amis, et bien sur Ariane qui a continue sa scolarité pendant tout le mois d'août.
Déjà le premier week-end a la plage de Mui Ne, les séances de Gym a la salle de sport et le premier massage, c'est reparti comme si nous n'étions jamais rentres en France.
Une question est revenue presque systématiquement de la part de tous ceux avec qui nous venons de partager nos vacances ; Quand allons nous revenir au pays, quand allons nous quitter le Vietnam?
Je reconnais que jamais la réponse n'a été franche ni claire, et c'est exactement dans cet état d'esprit que nous sommes revenus. A quel moment jugerons nous, ou d'autres jugeront pour nous, qu'il est temps de quitter ce pays si diffèrent des nôtres. Quel signal sonnera le départ, et saurons nous l'entendre? Nous étions arrives en février 2009 avec en tète une durée raisonnable de 3ans et quelques mois, c'est dire en ayant a l'esprit de revenir a l'été prochain.
Les nouveaux challenges lies au développement du chantier et aux prochains navires a construire plaident en faveur d'une prolongation de ma mission dans l'entreprise, et il faut bien admettre que nous avons adopte un rythme de vie, et surtout de voyage, que nous aurons du mal a interrompre.
Alors, si aucune date n'est encore arrêtée, je pense que nous avons au moins pris conscience de la finitude de notre expatriation, et qu'il va falloir commencer a penser a l'après Vietnam. Un premier pas vers le départ en quelque sorte.
De son cote, Ariane s'est engagée dans un cursus qui s'achèvera a l'été 2013. Irons nous jusque la?
Déjà le premier week-end a la plage de Mui Ne, les séances de Gym a la salle de sport et le premier massage, c'est reparti comme si nous n'étions jamais rentres en France.
Une question est revenue presque systématiquement de la part de tous ceux avec qui nous venons de partager nos vacances ; Quand allons nous revenir au pays, quand allons nous quitter le Vietnam?
Je reconnais que jamais la réponse n'a été franche ni claire, et c'est exactement dans cet état d'esprit que nous sommes revenus. A quel moment jugerons nous, ou d'autres jugeront pour nous, qu'il est temps de quitter ce pays si diffèrent des nôtres. Quel signal sonnera le départ, et saurons nous l'entendre? Nous étions arrives en février 2009 avec en tète une durée raisonnable de 3ans et quelques mois, c'est dire en ayant a l'esprit de revenir a l'été prochain.
Les nouveaux challenges lies au développement du chantier et aux prochains navires a construire plaident en faveur d'une prolongation de ma mission dans l'entreprise, et il faut bien admettre que nous avons adopte un rythme de vie, et surtout de voyage, que nous aurons du mal a interrompre.
Alors, si aucune date n'est encore arrêtée, je pense que nous avons au moins pris conscience de la finitude de notre expatriation, et qu'il va falloir commencer a penser a l'après Vietnam. Un premier pas vers le départ en quelque sorte.
De son cote, Ariane s'est engagée dans un cursus qui s'achèvera a l'été 2013. Irons nous jusque la?
mercredi 20 juillet 2011
Bientot la France
C'est pour aller jusqu'au bout de la construction, et m'assurer de la livraison du bateau sur la photo que je reste ici jusqu'a la fin du mois de Juillet.
On signe le 28, je monte dans l'avion le 29 et je suis a Penthievre le 30! Et crac... c'est la greve chez Air France pour le week-end. Et moi qui voyage avec un billet Vietnam Airlines, je vais beneficier du "code share"et me retrouve coincer par un mouvement franchouillard!
Je ne sais plus pourquoi, mais je devais avoir eu un bon pressentiment lorsque j'ai pris l'option de ne pas prendre de vol interieur, mais plutot le TGV en gare de Roissy pour rentrer au pays. Au moins je ne resterai pas coince a Paris.
vendredi 24 juin 2011
Le Punch de Grand-Pere
De la rue Guynemer, du fin fond du Boulevard de l’Océan ou le l’avenue de Tourville, on se précipite a certaines heures du jour vers la rue Dugay Trouin, avec en tête l’idée de se joindre a ceux qui sont déjà arrivés, avant qu’il ne soit trop tard.
On le consomme sec ou avec glaçons, certains l’allongent avec un peu de jus d’orange pour se donner bonne conscience, mais c’est bien toujours suivant la même recette, et si parfois certaines proportions mal respectées accentuent telle ou telle saveur, le succès est garanti.
La réserve elle-même semble inépuisable puisqu’il suffit de quelques minutes a des mains expertes pour en reconstituer un nouveau flacon qui réjouira les retardataires, et rassasiera les premiers arrivés (ce qui est souvent mon cas!)
Le Punch de Planteur a la Manière de Grand Père s’exporte bien, il est très apprécié en Pologne ou les habitudes vont pourtant vers les alcools secs, et récemment une bouteille de ce breuvage ambré est venue se poser sur notre table au Vietnam. La chaleur ambiante, le bruissement des feuilles des cocotiers environnants et les piqures de moustiques auraient dû naturellement nous rapprocher des Antilles, mais c’est a Penthièvre que nous avons passe la soirée , transportés par l’arome du rhum, de la canne a sucre, de la vanille et des autres épices dont il faut bien l’avouer, j’ignore tout a mon plus grand regret.
Malheureusement une bouteille entamée est éphémère, et il va me falloir patienter encore plus d’un mois avant de retrouver la rue Dugay Trouin, la table de jardin, ses chaises en plastique disposées tout autour, et au milieu entre un bol de pistaches et une rangée de Chips, le fameux Punch de Grand Père servi a tous ceux qui passeront par la a l'heure dite, pour mon premier apéritif improvisé de l’été.
Merci Papa, bonne fete et bon Anniversaire!
On le consomme sec ou avec glaçons, certains l’allongent avec un peu de jus d’orange pour se donner bonne conscience, mais c’est bien toujours suivant la même recette, et si parfois certaines proportions mal respectées accentuent telle ou telle saveur, le succès est garanti.La réserve elle-même semble inépuisable puisqu’il suffit de quelques minutes a des mains expertes pour en reconstituer un nouveau flacon qui réjouira les retardataires, et rassasiera les premiers arrivés (ce qui est souvent mon cas!)
Le Punch de Planteur a la Manière de Grand Père s’exporte bien, il est très apprécié en Pologne ou les habitudes vont pourtant vers les alcools secs, et récemment une bouteille de ce breuvage ambré est venue se poser sur notre table au Vietnam. La chaleur ambiante, le bruissement des feuilles des cocotiers environnants et les piqures de moustiques auraient dû naturellement nous rapprocher des Antilles, mais c’est a Penthièvre que nous avons passe la soirée , transportés par l’arome du rhum, de la canne a sucre, de la vanille et des autres épices dont il faut bien l’avouer, j’ignore tout a mon plus grand regret.
Malheureusement une bouteille entamée est éphémère, et il va me falloir patienter encore plus d’un mois avant de retrouver la rue Dugay Trouin, la table de jardin, ses chaises en plastique disposées tout autour, et au milieu entre un bol de pistaches et une rangée de Chips, le fameux Punch de Grand Père servi a tous ceux qui passeront par la a l'heure dite, pour mon premier apéritif improvisé de l’été.
Merci Papa, bonne fete et bon Anniversaire!
samedi 18 juin 2011
De mon bureau...
Après 2 ans d'installation provisoire, me déplaçant de salle en salle et de table en table, j'ai enfin réussi a me construire un vrai bureau, confortable et chaleureux dans lequel il fait bon se réfugier lorsque la pluie fait rage comme c'est le cas en cet instant.
A force de discussion avec le chantier militaire X51, nous avons obtenu le droit a occuper un bâtiment ancien et joliment rénové, ou tous les services de l'entreprise ont trouve a se loger. Construit sur deux niveaux, tout en longueur et très étroit, les murs blancs et les menuiseries extérieures bleues, on imaginerait presque se trouver en Espagne ou sur une île Grecque. Tous les bureaux sont ouverts sur une coursive ensoleillée l'après midi. J'ai choisi de m'installer tout au bout du bâtiment, a l'étage, avec une vue dominant le chantier d'assemblage des blocs de navire (la fenêtre sur le pignon de la photo).
Pour l'aménagement intérieur, nous avons fait le choix de meubles anciens sombres, la pièce étant suffisamment spacieuse pour y disposer un grand bureau, une salon avec canapé et table basse, ainsi qu'une table de réunion en bois de rose. Un parquet en bois sombre, des huisseries vernies et des stores en lamelles de bois, complètent la décoration résolument de style colonial.
Pour compléter le décor, j'ai reçu en cadeau de bienvenue de la part des militaires, deux grosses jarres en bois sculptées.
vendredi 3 juin 2011
Voyages Voyages
Septembre, Malaisie
Octobre, Bangkok, Taiwan
Novembre, Baie d’Halong, Australie, Taiwan encore
Décembre Pologne, France et Maurice
Janvier, Nouvelle Calédonie
Février, Singapour
Mars, Sapa, France
Avril, Bali
Mai, Californie, Panama
Juin, Juillet, rien de prévu jusqu'à présent,
Juillet retour en France pour le tout le mois d’Aout, à moins que nous ne parvenions à organiser une petite semaine en Irlande.
Jamais je n’avais autant voyagé. Les pays se mélangent et les souvenirs s’entrechoquent. Pourtant chacune de ces destinations visitées trop souvent en seulement quelques jours, a laissé un petit quelque chose de bien particulier dans un coin de notre mémoire. A chaque fois l’envie de revenir pour aller plus loin dans la découverte, voire même l’idée de s’y installer pour quelque temps ou pour toujours. Sur ce plan, l’Ouest de l’Australie a pris le dessus sur la Californie, mais la Nouvelle Zélande reste en tête.
Très déçus par notre séjour à Bali, sans doute parce qu’on en attendait beaucoup, à l’inverse agréablement surpris par Taïwan parce qu’on pensait ne rien y trouver. Le Grand voyage de l’hiver sur le « Caillou » a laissé cette impression bizarre dont j’ai déjà parlé, mais la qualité de la vie des gens sur place et la beauté sauvage des paysages donnent du sens a un séjour de quelques semaines supplémentaires.
Parmi les villes du Sud Est Asiatique, et après avoir arpenté Hong Kong, Singapour, Bangkok et bien entendu Saigon, la palme revient sans aucun doute a Singapour, et notre séjour a l’hôtel Marina Sands une référence qu’il sera difficile d’égaler.
La première des motivations qui nous a mis sur ces routes est certainement la volonté d’échapper au tumulte et a la pollution de Ho Chi Minh City. La recherche de grands espaces vides et propres, la vie au milieu de gens avec lesquels il est possible de communiquer, la facilité des organisations qui fonctionnent.
Et puis bien sur, il y a eu toutes ces occasions professionnelles de nous deplacer dans la region.
Nous n’avons donc pas fait le choix des destinations plus proches et pourtant plus exotiques.
Vers l’Ouest et dans l’arrière pays, le Laos et le Cambodge, le nord de la Thaïlande ou la Birmanie, sont pourtant réputés parmi les amis qui voyagent dans la région. Il faudra profiter de week-ends prolongés, ou de la venue de visiteurs pour aller a Louang Prabang, Chiang Mai, Mandalai ou Siem Rep visiter le temple d’Angkor Vat ! L’année prochaine sans doute.
Vers l’Est et la mer de Chine, l’Indonésie, la Malaisie ou les Philippines. Souvent je me penche sur une carte de cette région du Monde parsemées d’iles aux noms chargés d’aventure, Bornéo, Papouasie, les Moluques , Java et Sumatra, j’aurais aimé jouer à Corto Maltese et naviguer dans le détroit de la Sonde, sur la mer de Timor, faire escale a Flores ou a Port Moresby ….. Malheureusement, j’ai peur que ce monde soit hostile a la navigation car de nombreux pirates écument encore la mer, quand a une visite par avion, elle risque de se limiter à se faire déposer dans un endroit paradisiaque et isolé du monde, mais enfermé. Et il faudrait disposer de beaucoup plus de temps.
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