Les jours qui viennent de s'écouler devaient être les derniers de mon séjour en Martinique. Après plusieurs reports de date de fin des travaux, nous avons embarqué bagages et dossiers à bord de la Capricieuses pour les essais à la mer, qui doivent valider tous les travaux réalisés sur l'appareil propulsif. Hélas, malgré plusieurs tentatives et beaucoup de bonne volonté de la part des mécaniciens: "ça ne marche pas". On pourrait aussi dire "pa marché batola"
Pas marcher d'un peu partout. Pour résumer, rien de ce que l'on a essayé n'a fonctionné du premier coup, et comble, plusieurs installations n'ont fonctionné correctement qu'une seule fois avant de tomber en rideau.
Alors nous sommes de nouveau à quai. J'ai débarqué mes dossiers, reconnecté mon ordinateur au monde, et j'attends. J'attends parce que ma contribution actuelle se limite à participer à des réunions techniques d'investigation sur l'origine des deux principales pannes identifiées à ce jour, à savoir, un moteur qui tourne mais n'embraye pas, et l'autre qui embraye mais qui refuse de tourner.
Un jour, une semaine, un peu plus, je ne sais plus, alors j'attends, je vais aux nouvelles, je fais acte de présence auprès de mes clients impatients, j'encaisse.
Je prends donc aujourd'hui comme bonne nouvelle, la confirmation que nous ne soyons pas retenus pour le prochain arrêt technique à Fort de France; pas de Martinique pour moi à la rentrée prochaine.
vendredi 18 mai 2007
mercredi 9 mai 2007
Van dan vwel
Non, il ne s'agit pas d'une rencontre inattendue avec un ami Hollandais, ni de l'histoire d'un pirate des Caraïbes rodant la nuit sur son vaisseau fantôme!!!
Relisez bien, encore un fois. Non, ça ne viens toujours pas! Imaginez alors que votre interlocuteur ai quelque défaut de prononciation, qu'il s'exprime dans une sorte de créole par exemple.
Ça y est, vous avez trouver comment se construit le langage local, qui je le reconnais m'énerve passablement.
"Vent dans les voiles" donc, puisque ce week-end était organisée à saint Pierre une grande manifestation nautique, en souvenir du 8 mai 1902, date de la disparition de la ville sous les nuées ardentes de la Montagne Pelée.
Relisez bien, encore un fois. Non, ça ne viens toujours pas! Imaginez alors que votre interlocuteur ai quelque défaut de prononciation, qu'il s'exprime dans une sorte de créole par exemple.
Ça y est, vous avez trouver comment se construit le langage local, qui je le reconnais m'énerve passablement.
"Vent dans les voiles" donc, puisque ce week-end était organisée à saint Pierre une grande manifestation nautique, en souvenir du 8 mai 1902, date de la disparition de la ville sous les nuées ardentes de la Montagne Pelée.
vendredi 4 mai 2007
Frustration
On vote samedi en Martinique. Alors pour respecter la règle des 24 heures sans campagne ni sondage avant l'élection, on nous a purement et simplement supprimé l'accès aux chaînes et radio nationales. Ça frise le totalitarisme...
mardi 1 mai 2007
1er Mai
Le dernier mois de mon séjour commence!
J'en ai un peu marre d'être ici, et je confirme que je ne m'attarderai pas après la livraison de La Capricieuse. La date exacte?? 20,25 je ne sais pas encore. La livraison est officiellement prévue pour le 15 mai, et j aurais sans doute encore quelques trucs à régler avant de rentrer.
Aujourd'hui encore, je suis au bureau, mais ma présence n'est pas d'une grande efficacité, et c'est plus par solidarité avec les équipes qui travaillent que pour répondre à un besoin réel. Et puis après tout, je ne suis pas mal installé à mon bureau pour me balader sur internet, ou pour écrire un mot sur le blog!!!
Alors, bon 1er mai à tous.
J'en ai un peu marre d'être ici, et je confirme que je ne m'attarderai pas après la livraison de La Capricieuse. La date exacte?? 20,25 je ne sais pas encore. La livraison est officiellement prévue pour le 15 mai, et j aurais sans doute encore quelques trucs à régler avant de rentrer.
Aujourd'hui encore, je suis au bureau, mais ma présence n'est pas d'une grande efficacité, et c'est plus par solidarité avec les équipes qui travaillent que pour répondre à un besoin réel. Et puis après tout, je ne suis pas mal installé à mon bureau pour me balader sur internet, ou pour écrire un mot sur le blog!!!
Alors, bon 1er mai à tous.
lundi 30 avril 2007
Les grands hotels
Depuis mon premier séjour en Inde, j'ai appris que ce que l'on appelle les grands hôtels ne sont pas des forteresse
s impénétrables, mais plutôt des havres de calme et de silence dans lesquels on vient reprendre des forces.
Bien que résident par exemple dans les dortoirs de l'"Armée du salut", l'hôtel le moins cher de Bombay, je n'hésitais pas à aller boire un verre ou manger une gourmandise dans la galerie du prestigieux "Taj Mahal", ou encore à faire une bonne toilette dans les sanitaires d'un autre cinq étoile dont j'ai oublié le nom (y compris le lavage de pieds dans la cuvette des wc). Plus tard avec Catou et Agathe, après cinq mois de vie à l'indienne, nous nous sommes précipités dans le premier "Intercontinental" venu à notre arrivée à Colombo, pour savourer un plat typiquement intercontinental lui-même: des lasagnes.
Depuis je n'ai jamais hésité, pourvu que j'ai au moins quelque chose au pieds, à me retirer pour quelques instants du fracas de la vie locale , afin de profiter du privilège réservé au grand luxe!
La Martinique n'échappe pas à la règle, et je me rend régulièrement, seul ou en compagnie, à la terrasse d'un cinq étoiles un peu défraîchi, mais dont le point de vue dominant la mer des caraïbes fait rapidement oublier tous les embarras de la vie quotidienne.
Hier dimanche, après une journée commencée au travail, puis une sieste sur une plage du coté de tartane, j'ai eu envie, besoin, de me poser au calme avant d'aller au cinéma.
Couché de soleil sur la mer, planteur et cacahouètes à portée de main, j'ai continué la lecture du Zaphir, de Paulo Coelho. Un régal, jusqu'à ce que s'installe, juste à coté de moi, un groupe de dix touristes, ou peut être pire, de séminaristes, parlant haut, parlant bête.
Après s'être mutuellement raconté les banalités de circonstance, "à l'aéroport de Bangkok ceci", "c'est toujours comme ça à zurich", "la dernière fois que nous étions à Atlanta","sans mes bagages pendant une semaine", ils se sont embarqués dans un discours populiste et maniquéun, la théorie du complot basée sur les ragots de la dernière émission de télé, "les attentats du 11 septembre ont été organisé par les US", tel avion s'est fait abattre par un missile, etc,... C'en était trop, je suis parti, regrettant d'avoir oublié que ces grands hotels sont aussi ceux ou vont les tour-opérateur, et qu'en plus en Martinique, ce genre de Touristes parle français. Dommage!
Bien que résident par exemple dans les dortoirs de l'"Armée du salut", l'hôtel le moins cher de Bombay, je n'hésitais pas à aller boire un verre ou manger une gourmandise dans la galerie du prestigieux "Taj Mahal", ou encore à faire une bonne toilette dans les sanitaires d'un autre cinq étoile dont j'ai oublié le nom (y compris le lavage de pieds dans la cuvette des wc). Plus tard avec Catou et Agathe, après cinq mois de vie à l'indienne, nous nous sommes précipités dans le premier "Intercontinental" venu à notre arrivée à Colombo, pour savourer un plat typiquement intercontinental lui-même: des lasagnes.
Depuis je n'ai jamais hésité, pourvu que j'ai au moins quelque chose au pieds, à me retirer pour quelques instants du fracas de la vie locale , afin de profiter du privilège réservé au grand luxe!
La Martinique n'échappe pas à la règle, et je me rend régulièrement, seul ou en compagnie, à la terrasse d'un cinq étoiles un peu défraîchi, mais dont le point de vue dominant la mer des caraïbes fait rapidement oublier tous les embarras de la vie quotidienne.
Hier dimanche, après une journée commencée au travail, puis une sieste sur une plage du coté de tartane, j'ai eu envie, besoin, de me poser au calme avant d'aller au cinéma.
Couché de soleil sur la mer, planteur et cacahouètes à portée de main, j'ai continué la lecture du Zaphir, de Paulo Coelho. Un régal, jusqu'à ce que s'installe, juste à coté de moi, un groupe de dix touristes, ou peut être pire, de séminaristes, parlant haut, parlant bête.
Après s'être mutuellement raconté les banalités de circonstance, "à l'aéroport de Bangkok ceci", "c'est toujours comme ça à zurich", "la dernière fois que nous étions à Atlanta","sans mes bagages pendant une semaine", ils se sont embarqués dans un discours populiste et maniquéun, la théorie du complot basée sur les ragots de la dernière émission de télé, "les attentats du 11 septembre ont été organisé par les US", tel avion s'est fait abattre par un missile, etc,... C'en était trop, je suis parti, regrettant d'avoir oublié que ces grands hotels sont aussi ceux ou vont les tour-opérateur, et qu'en plus en Martinique, ce genre de Touristes parle français. Dommage!
jeudi 26 avril 2007
SARKO vs SEGO
Ce n’est un secret pour personne, je fais parti de ces 18 et quelques pourcent de français qui ont voté Bayrou au premier tour… Une fois dit cela, quel soulagement de pouvoir afficher ouvertement ses idées, à contrario de ceux qui à l’extrême droite, n’osent se déclarer électeur de Jean-Marie Le Pen, alors qu’il reste de bon ton de se déclarer à gauche de la gauche !!!
A croire qu’en dehors d’une droite archi libérale et d’un idéal social orthodoxe de gauche, il n’est pas concevable qu’on puisse avoir une opinion, puisque l’on nous qualifie « d’indécis ».
L’indécision naît aujourd’hui, pas hier, et ce n’est pas la pauvreté du débat actuel, tout particulièrement ici en Martinique, qui va contribuer à me guider dans mon choix. Parlons de la Martinique justement : 35% de fonctionnaires plus 20% de chômeurs égal la majorité absolue au premier tour pour Ségolène. Raccourci un peu facile je le reconnais, mais en tout cas la preuve qu’on a beau se lever tôt le matin, on ne vote pas pour autant Sarkosy ; mais c’est vrai qu’il n’est pas certain que ce soit pour aller travailler. Ici les informations politiques se limitent à ce qui se dit au grand journal de Canal+, ou encore au lénifiant journal de la nuit de France3, diffusés tous les deux à l’heure du Tipunch. Décalage horaire faisant, les news de France Inter ne dépassent pas du cadre du « Fou du roi » le matin, des reportages partisans de « Là-bas si j’y suis » le midi, et s’achèvent le soir en musique avec Frédéric l’Odéon.
On fait avec sa propre réflexion, on se trace des colonnes de « pour » et de « contre », et on regarde l’environnement des candidats, à la recherche de ce qui va nous tomber dessus au lendemain du deuxième tour. Si je me limite aux interventions de ce soir, Julien Drey, Jack Lang et Alain Krivine, là plus aucun doute, je vote à droite. Si par contre je prends au premier degré le réquisitoire de François Bayrou contre Nicolas Sarkosy, je change de couleur politique. A moins que tout simplement, j’attende les législatives ?
Il me reste trois alternatives, ce qui me permet de déclarer aujourd’hui que je sais ce que je ne ferai pas. Mais ça je ne le dirai pas.
A croire qu’en dehors d’une droite archi libérale et d’un idéal social orthodoxe de gauche, il n’est pas concevable qu’on puisse avoir une opinion, puisque l’on nous qualifie « d’indécis ».
L’indécision naît aujourd’hui, pas hier, et ce n’est pas la pauvreté du débat actuel, tout particulièrement ici en Martinique, qui va contribuer à me guider dans mon choix. Parlons de la Martinique justement : 35% de fonctionnaires plus 20% de chômeurs égal la majorité absolue au premier tour pour Ségolène. Raccourci un peu facile je le reconnais, mais en tout cas la preuve qu’on a beau se lever tôt le matin, on ne vote pas pour autant Sarkosy ; mais c’est vrai qu’il n’est pas certain que ce soit pour aller travailler. Ici les informations politiques se limitent à ce qui se dit au grand journal de Canal+, ou encore au lénifiant journal de la nuit de France3, diffusés tous les deux à l’heure du Tipunch. Décalage horaire faisant, les news de France Inter ne dépassent pas du cadre du « Fou du roi » le matin, des reportages partisans de « Là-bas si j’y suis » le midi, et s’achèvent le soir en musique avec Frédéric l’Odéon.
On fait avec sa propre réflexion, on se trace des colonnes de « pour » et de « contre », et on regarde l’environnement des candidats, à la recherche de ce qui va nous tomber dessus au lendemain du deuxième tour. Si je me limite aux interventions de ce soir, Julien Drey, Jack Lang et Alain Krivine, là plus aucun doute, je vote à droite. Si par contre je prends au premier degré le réquisitoire de François Bayrou contre Nicolas Sarkosy, je change de couleur politique. A moins que tout simplement, j’attende les législatives ?
Il me reste trois alternatives, ce qui me permet de déclarer aujourd’hui que je sais ce que je ne ferai pas. Mais ça je ne le dirai pas.
mardi 24 avril 2007
Week-end electoral

La vie de chantier est chronophage. J’ai beau évoluer dans un environnement exceptionnel, je saute comme tout le monde d’un week-end à l’autre sans voir passer le temps. Le premier tour des élections déjà, bientôt le second, j’ai peine à réaliser que mon séjour touche à sa fin, qu’il va me falloir bientôt rendre mon appartement, ma voiture, acheter un billet retour et replonger dans la vie de métropole.
Aussi j’ai bien apprécié le week-end de complet décrochage que je viens de passer à la faveur d’une rencontre avec un lointain cousin à la mode de Bretagne.
Alain, c’est son prénom, vit en Martinique depuis deux ans en rupture avec la frénésie de sa vie antérieure de patron d’une petite entreprise. En mal découverte et de voyage, il s’est lancé dans l’aventure de la voile en achetant un catamaran de 45 pieds qu’il souhaite armer pour quelques années en charter dans les caraïbes, avant lui aussi de pousser la route un peu plus à l’ouest et franchir Panama…
Comme c’est un homme sérieux, il passe actuellement un diplôme de skipper professionnel qui lui permettra de vivre officiellement de sa nouvelle passion. Ce week-end, nous avons fait des travaux pratiques sur la cote centre-atlantique, entre Trinité et la baie du Robert. Partis samedi après midi, nous avons passé la nuit au mouillage dans une petite crique de l’un des nombreux ilets, abritée de la houle du large par une chicane de cayes.
Au menu de la navigation, deux longs bords de près-bon-plein face à la houle des alizés pour remonter la presqu’ile, suivi d’un peu de rase cailloux au Cap Caraillou, avant d’apercevoir furtivement une baleine qui nous a majestueusement salué d’un gracieux mouvement de queue en croisant notre route. Moins agréable, alors que nous approchions de l’escale, nous avons crochés sur une hélice un cordage de casier dont Alain n’a pu se défaire qu’en sautant à l’eau armé de son couteau.

L’arrière du bateau à quelques dizaines de mètres d’une mangrove de palétuviers rouges, nous occupions la seule place disponible du mouillage. La température de l’eau y avoisinait les 32°, à peine moins que celle de l’air du soir.
Punch coco, daurade grillée au barbecue accroché au balcon arrière, nuit étoilée au clair d’un petit quart de lune, sans oublier bien entendu le petit tour en annexe pour aller visiter l’ilet, tout cela m’a rappelé bien des souvenirs que j’avais, jusqu’à présent totalement décorrélés de mon séjour actuel.
C’est sur le chemin du retour, au mouillage dans la baie du trésor, une petite anse isolée à l’extrémité de la presqu’ile de la Caravelle en contrebas du château Dubuc, que nous avons écoutés, ou plutôt entendu les résultats du premier tour de ces élections ,
Alain, c’est son prénom, vit en Martinique depuis deux ans en rupture avec la frénésie de sa vie antérieure de patron d’une petite entreprise. En mal découverte et de voyage, il s’est lancé dans l’aventure de la voile en achetant un catamaran de 45 pieds qu’il souhaite armer pour quelques années en charter dans les caraïbes, avant lui aussi de pousser la route un peu plus à l’ouest et franchir Panama…
Comme c’est un homme sérieux, il passe actuellement un diplôme de skipper professionnel qui lui permettra de vivre officiellement de sa nouvelle passion. Ce week-end, nous avons fait des travaux pratiques sur la cote centre-atlantique, entre Trinité et la baie du Robert. Partis samedi après midi, nous avons passé la nuit au mouillage dans une petite crique de l’un des nombreux ilets, abritée de la houle du large par une chicane de cayes.
Au menu de la navigation, deux longs bords de près-bon-plein face à la houle des alizés pour remonter la presqu’ile, suivi d’un peu de rase cailloux au Cap Caraillou, avant d’apercevoir furtivement une baleine qui nous a majestueusement salué d’un gracieux mouvement de queue en croisant notre route. Moins agréable, alors que nous approchions de l’escale, nous avons crochés sur une hélice un cordage de casier dont Alain n’a pu se défaire qu’en sautant à l’eau armé de son couteau.

L’arrière du bateau à quelques dizaines de mètres d’une mangrove de palétuviers rouges, nous occupions la seule place disponible du mouillage. La température de l’eau y avoisinait les 32°, à peine moins que celle de l’air du soir.
Punch coco, daurade grillée au barbecue accroché au balcon arrière, nuit étoilée au clair d’un petit quart de lune, sans oublier bien entendu le petit tour en annexe pour aller visiter l’ilet, tout cela m’a rappelé bien des souvenirs que j’avais, jusqu’à présent totalement décorrélés de mon séjour actuel.
C’est sur le chemin du retour, au mouillage dans la baie du trésor, une petite anse isolée à l’extrémité de la presqu’ile de la Caravelle en contrebas du château Dubuc, que nous avons écoutés, ou plutôt entendu les résultats du premier tour de ces élections ,
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