samedi 24 novembre 2007
Durcissement de la Sécurité Routière
Devant le nombre impressionnant de morts sur les routes d’Arabie, des mesures répressives viennent d’être publiées au journal officiel. Des mesures aussi diverses que, un séjour 48h en prison pour tout excès de vitesse supérieur à 140 km/h, la limite est fixée à 120km/h, l’interdiction de conduire avec un enfant sur les genoux, ou une amende de 500 Riyals (100 euros) pour l’usage du téléphone au volant.
L'alcool !!
Il est le premier des sujets de conversation, il réunit en comités occultes les petits producteurs, il est au centre des échanges de recettes au sein des communautés, il motive les vocations dans les associations parfois copieusement dotées, il entretient des amitiés purement intéressées, il est probablement consommé ici plus qu’ailleurs, et pourtant, il y est formellement interdit.
De l’inefficacité de la prohibition !
De l’inefficacité de la prohibition !
Hallucination? (suite)
Serait-ce le signe d’une détente dans la pression exercée sur les femmes, ou l’agissement incontrôlé de quelques individus isolées, mais j’ai vu successivement en plein cœur de JEDDAH une philippine qui arborait sur ses cheveux un bob rose, puis plus loi, un autre groupe de philippines en train de se photographier mutuellement devant l’entrée d’une galerie commerciale. Il fallait oser, et je souhaite que d’autre encore agiront de la sorte !
Hélas, il circule ici une rumeur sur la sanction affligée à une malheureuse femme violée, qui aurait été punie de 200 coups de bâton, pour s’être rendue sans un homme de la famille dans une galerie commerciale, ce qui l’aurait conduit à se faire violer par plusieurs hommes, des honnêtes sauvageons sans doute !
La fin du calvaire est encore loin, car malheureusement si j’en juge par les discussions que je peux avoir avec des certaines d’entre elles, je ne suis pas certain que les femmes d’ici aient conscience de leur condition.
Hélas, il circule ici une rumeur sur la sanction affligée à une malheureuse femme violée, qui aurait été punie de 200 coups de bâton, pour s’être rendue sans un homme de la famille dans une galerie commerciale, ce qui l’aurait conduit à se faire violer par plusieurs hommes, des honnêtes sauvageons sans doute !
La fin du calvaire est encore loin, car malheureusement si j’en juge par les discussions que je peux avoir avec des certaines d’entre elles, je ne suis pas certain que les femmes d’ici aient conscience de leur condition.
vendredi 16 novembre 2007
Escale à Tunis, ou comment tirer profit d'une galère
L'histoire de mon visa ne mérite pas que je m’y attarde, je garde ma rage et mon mécontentement pour d’autres destinataires, mais le déroulement du voyage retour vaut la peine d’être raconté.
La galère d’abord. Voyager le 14 novembre 2007, une folie ! Pourtant la soirée et la nuit d’hôtel à Montmartre m'ont offert ce qui me sera désormais interdit, des ribs de porc arrosés au Saint Emilion, et une petite balade autour de la place Pigalle, une dernière fois.
Levé à 6h, j'ai profité d'un covoiturage en taxi pour me rendre à Roissy et arriver, très en avance, dans le hall de départ du terminal 2F. Là j'ai attendu désespérément mon passeport qui devait m'être livré par un coursier avant l'embarquement. Las, la compagnie de transport choisie fonctionne avec des voitures alors que le bon sens voudrait que l'on circule un jour pareil en moto ou en scooter, ça relève de la faute professionnelle! Le comptoir AirFrance s'est fermé sous mes yeux alors que le chauffeur était localisé quelque part du coté de la porte de Bagnolet: déception.
Je me suis donc dirigé vers le guichet de vente de nouveau billet et après avoir étudier plusieurs itinéraires, j'ai choisi l'option qui me faisait passer par TUNIS.
J'ai beaucoup pensé à Aimery en arrivant à 15h dans l'aérogare de l'aéroport Tunis-Carthage plutôt froid et inhospitalié. Ayant 4 heures à passer sur place, je me suis embarqué dans un taxi vers les bords de la mer et le village très touristique de Sidi Ben Said. Là, j'ai arpenté les rues piétonnes au milieu des maisons toute blanche aux magnifiques portes cloutées bleues. Le ciel couvert et le soleil couchant donnaient aux différents points de vue sur la mer et les montagnes lointaines, des nuances de couleur magnifiques, très loin de la grisaille parisienne.
Après deux heures de promenade dans un monde arabe modéré et tranquille, je me suis transporté en train vers le centre ville que j'ai rejoint sous la pluie dans la nuit noire, avant de reprendre un taxi vers l'aéroport.
Le vol de nuit sur Tunisair ne m'a pas laissé de souvenir particulier, sinon que je n'y ai pas beaucoup dormi et que l'arrivée à JEDDAH à 4h du matin s'est faite très discrètement.
Sans doute un bon plan pour imaginer quelque trafic!!
La galère d’abord. Voyager le 14 novembre 2007, une folie ! Pourtant la soirée et la nuit d’hôtel à Montmartre m'ont offert ce qui me sera désormais interdit, des ribs de porc arrosés au Saint Emilion, et une petite balade autour de la place Pigalle, une dernière fois.
Levé à 6h, j'ai profité d'un covoiturage en taxi pour me rendre à Roissy et arriver, très en avance, dans le hall de départ du terminal 2F. Là j'ai attendu désespérément mon passeport qui devait m'être livré par un coursier avant l'embarquement. Las, la compagnie de transport choisie fonctionne avec des voitures alors que le bon sens voudrait que l'on circule un jour pareil en moto ou en scooter, ça relève de la faute professionnelle! Le comptoir AirFrance s'est fermé sous mes yeux alors que le chauffeur était localisé quelque part du coté de la porte de Bagnolet: déception.
Je me suis donc dirigé vers le guichet de vente de nouveau billet et après avoir étudier plusieurs itinéraires, j'ai choisi l'option qui me faisait passer par TUNIS.
J'ai beaucoup pensé à Aimery en arrivant à 15h dans l'aérogare de l'aéroport Tunis-Carthage plutôt froid et inhospitalié. Ayant 4 heures à passer sur place, je me suis embarqué dans un taxi vers les bords de la mer et le village très touristique de Sidi Ben Said. Là, j'ai arpenté les rues piétonnes au milieu des maisons toute blanche aux magnifiques portes cloutées bleues. Le ciel couvert et le soleil couchant donnaient aux différents points de vue sur la mer et les montagnes lointaines, des nuances de couleur magnifiques, très loin de la grisaille parisienne.
Après deux heures de promenade dans un monde arabe modéré et tranquille, je me suis transporté en train vers le centre ville que j'ai rejoint sous la pluie dans la nuit noire, avant de reprendre un taxi vers l'aéroport.
Le vol de nuit sur Tunisair ne m'a pas laissé de souvenir particulier, sinon que je n'y ai pas beaucoup dormi et que l'arrivée à JEDDAH à 4h du matin s'est faite très discrètement.
Sans doute un bon plan pour imaginer quelque trafic!!
Hallucination?
Mardi matin de retour du « Bigorn’eau », déçu de ne pas avoir relevé mes messages du jour pour cause de fermeture hebdomadaire, je me console en guettant l’instant ou les deux mers apparaissent de part et d’autre de mon champ de vision, et je balaye du regard d’un horizon à l’autre. Et là, au milieu de la dune du fort de Penthièvre il me semble apercevoir au loin une femme en tenue noire des pieds à la tête, le temps est couvert, venteux et froid, mais le manteau me semble plus long que de coutume. J’écarquille les yeux, je me pince, je crois rêver, j’hallucine, et plus j’approche plus la vision se confirme. En passant à Leur hauteur, le long de la voie ferrée, Ils sont bien comme je Les avais aperçu dès le premier coup d’oeil, lui le crane rasé et la barbe foisonnante, elle entièrement voilée cachant même son visage au regard des autres hommes.
Ils sont partout, et ce n’est pas au petit doigt que l’on les reconnaît, les Envahisseurs…
Ils sont partout, et ce n’est pas au petit doigt que l’on les reconnaît, les Envahisseurs…
lundi 12 novembre 2007
Séjour "Forcé"
A cette heure, je devrais être à bord du vol Air France à destination de JEDDAH. l'Airbus A319 DEDICATE spécialement adapté à la désserte de cette destination sans touriste. Le champagne coule encore pour quelques heures dans les verres des rares passagers qui partent pour une plus ou moins longue période de sevrage. Profitez-en, dans 5 heures ce sera fini !!!
Moi, je suis tranquillement installé à une table du "Bigorn'eau" sur le port d'Orange à St Pierre, connecté à Internet afin de relever mes messages, comme les pêcheurs accoudés au bar viennent de relever leurs filets. Eux marchent au petit blanc, moi, plus citadin, je sirote un café.
Pas de visa de retour en Arabie, j'attends. Un peu content, un peu déçu. Heureusement les nouvelles que je viens de recevoir du chantier sont bonnes. Alors pas d'inquiétude, mais je commence à prendre ça à coeur!
Deux jours à attendre si tout va bien, mais la date du 14 novembre n'est pas idéale pour envisager mon déplacement à Paris, Merci la SNCF et les autres!
Le bar se rempli, et moi je vais commander un deuxième café, c'est vrai qu'il est bien meilleur que la-bas.
Moi, je suis tranquillement installé à une table du "Bigorn'eau" sur le port d'Orange à St Pierre, connecté à Internet afin de relever mes messages, comme les pêcheurs accoudés au bar viennent de relever leurs filets. Eux marchent au petit blanc, moi, plus citadin, je sirote un café.
Pas de visa de retour en Arabie, j'attends. Un peu content, un peu déçu. Heureusement les nouvelles que je viens de recevoir du chantier sont bonnes. Alors pas d'inquiétude, mais je commence à prendre ça à coeur!
Deux jours à attendre si tout va bien, mais la date du 14 novembre n'est pas idéale pour envisager mon déplacement à Paris, Merci la SNCF et les autres!
Le bar se rempli, et moi je vais commander un deuxième café, c'est vrai qu'il est bien meilleur que la-bas.
mardi 16 octobre 2007
L'Arabie c'est ou, dites...
Tout le monde connait sans doute ce mauvais jeu de mots qui se termine par un cinglant : "Par là, mec !"
Dans mon cas, la réponse est plus délicate puisque l'Arabie est partout, et que la Mecque est au bout de la route. Dimanche midi, j'avais envie de prendre l'air pendant la pose déjeuner, alors j'ai pris la route de la Mecque. Comme pour la Rome du monde chrétien, tous les chemins mènent à la ville sainte située à guère plus de 70 km de Jeddah. Une de ces routes, ou pour dire vrai une autoroute part du port de commerce qui sert aussi de point d'entrée maritime à des miliers de pélerins en provenance de l'Afrique, juste de l'autre coté de la mer Rouge. Le sortie de Jeddah se fait vite et on aborde rapidement les contreforts du massif montagneux sur lequel est posée la Mecque. Autoroute à huit voies (2x4), éclairage public sur toute la distance et immenses panneaux publicitaires tous les 200m, voilà à quoi ressemble le chemin du pélérinage en question. Après une petite demi-heure sans encombre je suis arrivé au check-point qui barre la route à quelques kilomètres seulement de la Kabbah! Et là je suis tombé sur un panneau de circulation comme il ne doit pas en exister beaucoup : "Muslim Only", avec par condescendance une petite sortie sur la droite "Exit for Non Muslim". Pas de direction, pas de destination, juste ça pour orienter la circulation, musulman ou pas! Alors j'ai quitté l'autoroute, franchi un pont et m'en suis retourné vers Jeddah dans l'autre sens, route en descente, régulateur de vitesse sur 120km/h, climatisation à fond, et accompagné d'un CD de Loreena Mc Kenitt, un peu plus fort que de coutume. Retour au travail un peu plus d'un heure après en être parti, comme si rien ne s'était passé alors que je m'en revenais de la Mecque, tout simplement.
Dans mon cas, la réponse est plus délicate puisque l'Arabie est partout, et que la Mecque est au bout de la route. Dimanche midi, j'avais envie de prendre l'air pendant la pose déjeuner, alors j'ai pris la route de la Mecque. Comme pour la Rome du monde chrétien, tous les chemins mènent à la ville sainte située à guère plus de 70 km de Jeddah. Une de ces routes, ou pour dire vrai une autoroute part du port de commerce qui sert aussi de point d'entrée maritime à des miliers de pélerins en provenance de l'Afrique, juste de l'autre coté de la mer Rouge. Le sortie de Jeddah se fait vite et on aborde rapidement les contreforts du massif montagneux sur lequel est posée la Mecque. Autoroute à huit voies (2x4), éclairage public sur toute la distance et immenses panneaux publicitaires tous les 200m, voilà à quoi ressemble le chemin du pélérinage en question. Après une petite demi-heure sans encombre je suis arrivé au check-point qui barre la route à quelques kilomètres seulement de la Kabbah! Et là je suis tombé sur un panneau de circulation comme il ne doit pas en exister beaucoup : "Muslim Only", avec par condescendance une petite sortie sur la droite "Exit for Non Muslim". Pas de direction, pas de destination, juste ça pour orienter la circulation, musulman ou pas! Alors j'ai quitté l'autoroute, franchi un pont et m'en suis retourné vers Jeddah dans l'autre sens, route en descente, régulateur de vitesse sur 120km/h, climatisation à fond, et accompagné d'un CD de Loreena Mc Kenitt, un peu plus fort que de coutume. Retour au travail un peu plus d'un heure après en être parti, comme si rien ne s'était passé alors que je m'en revenais de la Mecque, tout simplement.
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