mercredi 8 avril 2009

Voyage à Da Nang

Après un peu plus d’un mois dans le tumulte de Saigon, nous avons profité de premier eek-end complet et sous prétexte d’une visite à un chantier naval en devenir, pour nous aéro-transporter à Danang, alias Tourane de l’époque coloniale française.

La ville est située en plein milieu de la longue bande de terre qu’est le Vietnam, à quelques kilomètres seulement au Sud du fameux 17eme parallèle. C’est là que les américains avaient basé le plus fort de leur troupe, la baie de Danang formant un excellent abri pour la flotte, et là aussi que fut construite la plus longue piste d’atterrissage du pays destinée à accueillir des B52.

L’histoire est encore chaude, et pourtant si la propagande continue de présenter l’invasion américaine comme une agression par un peuple de barbare, quasiment rien ne rappelle les épisodes tragiques, tel que le massacre My Lai, ou le 11 mars 1968 tout un village de rizière fut balayé en quelques heures par les Gi’s au motif d’une collaboration possible avec le Nord.
Danang est aussi la ville ou se déroule le film « Good morning Vietnam ».
Voilà pour l’histoire récente en version courte, mais le passé de Danang remonte bien plus tôt, à l’époque de la dynastie des rois Cham à la fin du premier millénaire… la dessus j’avoue ne pas être très callé, mais j’ai juste compris que l’on retrouve un mélange de Bouddhisme et d’Indouisme, proche de ce que j’ai connu en dans le sud de l’Inde.

La comparaison avec l’Inde du Sud est par ici la plus frappante, plus qu’à Saigon en tout cas, en particulier la ville de Hoi An située à une trentaine de kilomètre dans le sud de Danang, et dont le passé colonial, mélange des civilisations chinoise, Indienne, Japonnaise et Européenne a laissé quelques édifices qui ressemblent fort à ceux de Pondicherry. Ajouté à cela une présence touristique intense, et l’on se croirait presque à Goa, handicrafs shops et baba-cools compris! Ironie de l’histoire, le renouveau de Hoi An est dû à un architecte Polonais, et dont l’effigie constitue l’unique statue de la ville !
La cote de la mer de chine est une succession de grandes baies et de lagunes, d’immenses dunes de sable, aux pieds de hautes montagnes qui de temps en temps on conservé les pieds dans l’eau, formant un chapelet de belles iles que l’on aimerait aborder à la voile.
Nous avons passé une nuit dans un des nombreux « resorts » tous plus luxueux les uns que les autres mais quasiment déserts, qui ont fleuris tout au long de la cote suivant ainsi une décision du « Plan », et lorsque le « plan » décide, la nature n’a qu’a bien se tenir ! Et l’on s’interroge sur le terme « pharaonique » en se disant que « chinois » serait plus approprié pour caractériser les travaux inimaginables !
Le chantier naval que nous avons visité rapidement en est un bel exemple.Au nord du Vietnam, l’industrie lourde, au sud, le centre économique et l’industrie manufacturière, au milieu, rien que des rizières. Au nom de l’aménagement du territoire, le « plan » décida un jour d’industrialiser le milieu, c’est la région de Danang qui fut choisie ! Pauvres paysans !

lundi 30 mars 2009

Qu'est ce qu'on fait la ?

Il ne faut voir dans cette question ni regret ni déception, mais simplement une interrogation sur les raisons qui nous ont conduit à poser nos valises dans ce pays en ébullition...
Tous les bateaux du monde ont besoin d'eau pour prendre naissance, faire leurs premiers pas, puis pour s'échapper, j'aime les bateaux.
De l'eau on ne manque pas!
Non, Saigon n'est pas le port du delta du Mekong, ce grand fleuve qui prend sa source sur les plateaux du Tibet, traverse la Chine, le Laos, la Thailande, le Cambodge pour finir sa course dans la mer de Chine au Sud du Vietnam. Cette immense zone marécageuse s'étend à quelques centaines de kilomètres de chez nous, un coin à visiter sans doute.
Saigon, c'est d'abord le nom d'une rivière qui serpente à travers une jungle de mangrove et de palmiers d'eau. Le pays est plat, très bas sur l'eau, à tel point que bizarrement la plupart des ponts sont plus haut que la route qui les surmonte, comme s'il fallait monter pour traverser les nombreuses ramifications du fleuve . A chaque grande marée, les égouts regorgent d'une eau noire épaisse, les rues s'inondent, les enfants jouent. D'autre fois au milieu d'un chantier, on découvre que telle grue ou pelleteuse s'est finalement échouée sur la vase, embarquée sur une barge poussée jusque là par je ne sais quel remorqueur. La mer est basse, elle remontera et la barge pourra regagner le fleuve.
Il ne ferait pas bon que que le niveau des océans ne s'éleva un peu plus!
L'eau est la première raison, la deuxième est l'abondance de main d'oeuvre.

mardi 24 mars 2009

Quelques Photos

Le temps passe trop vite et les soirees sont trop courtes pour trouver un instant de concentration et me livrer a quelques commentaires ou annecdotes de la vie tumultueuse a Saigon...
D'ici la nous avons mis quelques photos en ligne.
A bientot

lundi 16 mars 2009

Good Morning VIETNAM !!!

Hi Falks! It's Jean-Marie from SAIGON.

You couldn't sleep last night! Normal guys, w're here for the daily noisiest motorbike contest! There are so many competitors all around that i can hardly hear the concrete diesel motorised vibrator that sounds all night long a few yards from our place.

Forget tranquility and privacy,

Welcome to VIETNAM !!!

samedi 31 janvier 2009

Chercher la comparaison

C'est la fin des vacances de sports d'hiver, un groupe d'enfants rentre de colonie dans un autocar climatisé. Dehors le temps est mauvais, la tempête de neige menace, mais le car roule en sécurité puisqu'il vient de rejoindre l'autoroute. La circulation est dense sur ce tronçon à 6 voies, et le chauffeur s'est engagé sur la file du milieu pour échapper à celle de droite déjà à l'arrêt. Les moniteurs protestent contre cette décision, officiellement parce qu'il trouvent la conduite du chauffeur dangereuse, mais en réalité parcequ'ils ne sont pas pressés d'arriver , ayant à leur retour, à reprendre la responsabilité du groupe.
La neige commence a tomber fortement, la vitesse de circulation se réduit, le car ralenti, les moniteurs montent le ton, et des voix s'élèvent dans le groupe d'enfants impatients d'arriver pour réclamer de la "musique de Jeune".
La violence de la neige augmente, la file du milieu roule maintenant très lentement et le chauffeur annonce qu'il va s'engager sur la file de gauche, la seule ou les véhicules roulent encore correctement.
Consternés de constater que le chauffeur refuse de les écouter, les moniteurs se lancent dans l'allée centrale du bus à auprès des enfants fatigués à la recherche d'une bonne raison pour exiger l'arrêt du véhicule.
Leur objectif à eux, c'est que le car se range au bord de la route en attendant la fin de la tempête et que l'on distribue couvertures et sandwichs aux enfants, sans bien savoir ou trouver ces fameux sandwichs et couvertures...
Enfin, ils trouvent quelque chose, un enfant a froid aux pieds et voudrait prendre son sac dans le coffre à bagage pour y prendre une paire de grosses chaussettes. On crie, on se rallie au malheureux aux pieds gelés, on insulte le chauffeur jugé inhumain et qui s'accroche à son idée de prendre la file de gauche au plus vite pour sortir de ce guêpier...
Quelques minutes plus tard.
L'autobus est arrêté en travers de la route, les moniteurs ont gagnés. Obligé de freiner sur la route glissante, le car est parti en dérapage...Le chauffeur en colère est sorti pour déblayer la neige. D'autres conducteurs dont les véhicules ont été bloqués par le car à l'arrêt, ainsi qu'une bonne partie du groupe d'adolescents s'affairent avec lui avec tout ce qu'il trouvent, pelles, ustensiles de cuisine, luges. Il fait très froid dehors et tout le monde attend avec espoir l'arrivée du grand chasse neige qui vient de redémarrer à quelques kilomètres de là. Le chauffeur mécontent que tous ses passagers ne participent pas au sauvetage , remonte dans les car pour chercher assistance, mais aucun des derniers enfants ne veut descendre encouragés par les moniteurs qui ont réussi un tour de force: eux qui reviennent de la montagne chaudement habillés chez Décathlon, refusent de sortir donner un coup de main si le transporteur ne s'engage pas à leur fournir à chacun d'entre eux une paire de chaussettes neuves!

Vous aurez compris le parallèle avec la grève qu’a connu la France Jeudi dernier.

Le chauffeur : le gouvernement et Sarkozy en tête
Les moniteurs : les partis de gauche et en particulier les socialistes
L'enfant aux pieds froids : Olivier Besancenot
Les autres enfants : Les fonctionnaires
Les véhicules bloqués : Les entreprises privées
Les ustensiles : Les plans de relance
Je vous laisse deviner qui conduit le grand chasse-neige...

jeudi 22 janvier 2009

C'est Reparti au VIET NAM !!!


Me voilà au Vietnam pour quelques jours, un avant gout d'un séjour beacoup plus long qui devrait débuter en mars prochain. Pour donner davantage de détails :

- Ou ? Ho Chi Minh Ville (ex Saigon)

- Pour faire quoi ? Dans un premier temps, construire 2 thoniers surgélateurs dans un chantier local, mais pour le compte des Chantiers PIRIOU de Concarneau

- Pour combien de temps ? Au minimum 18 mois, et plus si nécessaire ... ou intéressant!

Le montage industriel est compliqué, les équipes en place un peu réticentes, les Vietnamiens "très Vietnamiens". Je crois qu'il va falloir une fois encore faire preuve de beaucoup de patience et de diplomatie!

mercredi 2 juillet 2008

Les Champions !!!

Comment n'y avions nous pas pensé? Par quelle négligence d'esprit, ou excès d'optimisme ai-je pu imaginer que la fin de chantier se déroulerait comme un long fleuve tranquille?

La Frégate "MAKKAH" est à nouveau au sec...

Pas sur un massif corallien, ni encastrée sur un quelconque quai, non, elle est tout simplement retournée dans son dock flottant pour les finitions prévues, la pose des stabilisateurs en particulier, et quelques petits détails. Mais pour entretenir le petit commerce local, les marins en ont profiter pour défoncer son avant nécessitant du même coup le remplacement d'un placard d'un dizaine de mètre carré!!

Et c'est reparti pour découper de la tôle! Et c'est là qu'un nouveau problème ressurgit, il n' y plus de tôle disponible car j'avais en son temps fait don aux ouvriers du chantier des chutes et restes de matière inutilisée... qu'ils avaient, avec notre intermédiaire, négociés avec un ferrailleur local!

"Y-en-a plus", et bientôt, ça va être de ma faute!!!

Histoire à suivre, tout comme mon blog que je vais continuer à entretenir pour les nouvelles aventures qui m'attendent, ou plutôt qui nous attendent, car bientôt Aleksandra sera auprès de moi.

Prochaine étape, le retour en Martinique à l'automne.