jeudi 8 septembre 2011

Combien de temps?




Nous sommes de retour au Vietnam depuis une dizaine de jours. La météo n'est pas terrible car la saison des pluies n'est pas encore terminée. Nous avons retrouve la maison, le travail et les amis, et bien sur Ariane qui a continue sa scolarité pendant tout le mois d'août.
Déjà le premier week-end a la plage de Mui Ne, les séances de Gym a la salle de sport et le premier massage, c'est reparti comme si nous n'étions jamais rentres en France.

Une question est revenue presque systématiquement de la part de tous ceux avec qui nous venons de partager nos vacances ; Quand allons nous revenir au pays, quand allons nous quitter le Vietnam?

Je reconnais que jamais la réponse n'a été franche ni claire, et c'est exactement dans cet état d'esprit que nous sommes revenus. A quel moment jugerons nous, ou d'autres jugeront pour nous, qu'il est temps de quitter ce pays si diffèrent des nôtres. Quel signal sonnera le départ, et saurons nous l'entendre? Nous étions arrives en février 2009 avec en tète une durée raisonnable de 3ans et quelques mois, c'est dire en ayant a l'esprit de revenir a l'été prochain.
Les nouveaux challenges lies au développement du chantier et aux prochains navires a construire plaident en faveur d'une prolongation de ma mission dans l'entreprise, et il faut bien admettre que nous avons adopte un rythme de vie, et surtout de voyage, que nous aurons du mal a interrompre.
Alors, si aucune date n'est encore arrêtée, je pense que nous avons au moins pris conscience de la finitude de notre expatriation, et qu'il va falloir commencer a penser a l'après Vietnam. Un premier pas vers le départ en quelque sorte.

De son cote, Ariane s'est engagée dans un cursus qui s'achèvera a l'été 2013. Irons nous jusque la?

mercredi 20 juillet 2011

Bientot la France




C'est pour aller jusqu'au bout de la construction, et m'assurer de la livraison du bateau sur la photo que je reste ici jusqu'a la fin du mois de Juillet.


On signe le 28, je monte dans l'avion le 29 et je suis a Penthievre le 30! Et crac... c'est la greve chez Air France pour le week-end. Et moi qui voyage avec un billet Vietnam Airlines, je vais beneficier du "code share"et me retrouve coincer par un mouvement franchouillard!




Je ne sais plus pourquoi, mais je devais avoir eu un bon pressentiment lorsque j'ai pris l'option de ne pas prendre de vol interieur, mais plutot le TGV en gare de Roissy pour rentrer au pays. Au moins je ne resterai pas coince a Paris.

vendredi 24 juin 2011

Le Punch de Grand-Pere

De la rue Guynemer, du fin fond du Boulevard de l’Océan ou le l’avenue de Tourville, on se précipite a certaines heures du jour vers la rue Dugay Trouin, avec en tête l’idée de se joindre a ceux qui sont déjà arrivés, avant qu’il ne soit trop tard.


On le consomme sec ou avec glaçons, certains l’allongent avec un peu de jus d’orange pour se donner bonne conscience, mais c’est bien toujours suivant la même recette, et si parfois certaines proportions mal respectées accentuent telle ou telle saveur, le succès est garanti.
La réserve elle-même semble inépuisable puisqu’il suffit de quelques minutes a des mains expertes pour en reconstituer un nouveau flacon qui réjouira les retardataires, et rassasiera les premiers arrivés (ce qui est souvent mon cas!)


Le Punch de Planteur a la Manière de Grand Père s’exporte bien, il est très apprécié en Pologne ou les habitudes vont pourtant vers les alcools secs, et récemment une bouteille de ce breuvage ambré est venue se poser sur notre table au Vietnam. La chaleur ambiante, le bruissement des feuilles des cocotiers environnants et les piqures de moustiques auraient dû naturellement nous rapprocher des Antilles, mais c’est a Penthièvre que nous avons passe la soirée , transportés par l’arome du rhum, de la canne a sucre, de la vanille et des autres épices dont il faut bien l’avouer, j’ignore tout a mon plus grand regret.
Malheureusement une bouteille entamée est éphémère, et il va me falloir patienter encore plus d’un mois avant de retrouver la rue Dugay Trouin, la table de jardin, ses chaises en plastique disposées tout autour, et au milieu entre un bol de pistaches et une rangée de Chips, le fameux Punch de Grand Père servi a tous ceux qui passeront par la a l'heure dite, pour mon premier apéritif improvisé de l’été.
Merci Papa, bonne fete et bon Anniversaire!

samedi 18 juin 2011

De mon bureau...

Je profite d'être bloque par la pluie dans mon bureau de NHA BE, un samedi après midi, pour décrire un peu mon environnement de travail.


Après 2 ans d'installation provisoire, me déplaçant de salle en salle et de table en table, j'ai enfin réussi a me construire un vrai bureau, confortable et chaleureux dans lequel il fait bon se réfugier lorsque la pluie fait rage comme c'est le cas en cet instant.



A force de discussion avec le chantier militaire X51, nous avons obtenu le droit a occuper un bâtiment ancien et joliment rénové, ou tous les services de l'entreprise ont trouve a se loger. Construit sur deux niveaux, tout en longueur et très étroit, les murs blancs et les menuiseries extérieures bleues, on imaginerait presque se trouver en Espagne ou sur une île Grecque. Tous les bureaux sont ouverts sur une coursive ensoleillée l'après midi. J'ai choisi de m'installer tout au bout du bâtiment, a l'étage, avec une vue dominant le chantier d'assemblage des blocs de navire (la fenêtre sur le pignon de la photo).


Pour l'aménagement intérieur, nous avons fait le choix de meubles anciens sombres, la pièce étant suffisamment spacieuse pour y disposer un grand bureau, une salon avec canapé et table basse, ainsi qu'une table de réunion en bois de rose. Un parquet en bois sombre, des huisseries vernies et des stores en lamelles de bois, complètent la décoration résolument de style colonial.

Pour compléter le décor, j'ai reçu en cadeau de bienvenue de la part des militaires, deux grosses jarres en bois sculptées.



Aujourd'hui il pleut et la lumière ne rentre pas de l'extérieur, le ciel est noir et les bourrasques de vent violent secouent le grand arbre qui pousse devant ma fenêtre. La pluie projetée a l'horizontal claque sur les fenêtres, et sous l'averse le bruit provoque par les gouttes sur le toit de tôle devient assourdissant. Pas très étanches, le portes laissent passer un peu d'eau qui vient grossir une flaque sur le parquet... Il va falloir demander aux menuisiers d'intervenir.

vendredi 3 juin 2011

Voyages Voyages


Septembre, Malaisie
Octobre, Bangkok, Taiwan
Novembre, Baie d’Halong, Australie, Taiwan encore
Décembre Pologne, France et Maurice
Janvier, Nouvelle Calédonie
Février, Singapour
Mars, Sapa, France
Avril, Bali
Mai, Californie, Panama
Juin, Juillet, rien de prévu jusqu'à présent,
Juillet retour en France pour le tout le mois d’Aout, à moins que nous ne parvenions à organiser une petite semaine en Irlande.

Jamais je n’avais autant voyagé. Les pays se mélangent et les souvenirs s’entrechoquent. Pourtant chacune de ces destinations visitées trop souvent en seulement quelques jours, a laissé un petit quelque chose de bien particulier dans un coin de notre mémoire. A chaque fois l’envie de revenir pour aller plus loin dans la découverte, voire même l’idée de s’y installer pour quelque temps ou pour toujours. Sur ce plan, l’Ouest de l’Australie a pris le dessus sur la Californie, mais la Nouvelle Zélande reste en tête.

Très déçus par notre séjour à Bali, sans doute parce qu’on en attendait beaucoup, à l’inverse agréablement surpris par Taïwan parce qu’on pensait ne rien y trouver. Le Grand voyage de l’hiver sur le « Caillou » a laissé cette impression bizarre dont j’ai déjà parlé, mais la qualité de la vie des gens sur place et la beauté sauvage des paysages donnent du sens a un séjour de quelques semaines supplémentaires.
Parmi les villes du Sud Est Asiatique, et après avoir arpenté Hong Kong, Singapour, Bangkok et bien entendu Saigon, la palme revient sans aucun doute a Singapour, et notre séjour a l’hôtel Marina Sands une référence qu’il sera difficile d’égaler.

La première des motivations qui nous a mis sur ces routes est certainement la volonté d’échapper au tumulte et a la pollution de Ho Chi Minh City. La recherche de grands espaces vides et propres, la vie au milieu de gens avec lesquels il est possible de communiquer, la facilité des organisations qui fonctionnent.
Et puis bien sur, il y a eu toutes ces occasions professionnelles de nous deplacer dans la region.

Nous n’avons donc pas fait le choix des destinations plus proches et pourtant plus exotiques.
Vers l’Ouest et dans l’arrière pays, le Laos et le Cambodge, le nord de la Thaïlande ou la Birmanie, sont pourtant réputés parmi les amis qui voyagent dans la région. Il faudra profiter de week-ends prolongés, ou de la venue de visiteurs pour aller a Louang Prabang, Chiang Mai, Mandalai ou Siem Rep visiter le temple d’Angkor Vat ! L’année prochaine sans doute.

Vers l’Est et la mer de Chine, l’Indonésie, la Malaisie ou les Philippines. Souvent je me penche sur une carte de cette région du Monde parsemées d’iles aux noms chargés d’aventure, Bornéo, Papouasie, les Moluques , Java et Sumatra, j’aurais aimé jouer à Corto Maltese et naviguer dans le détroit de la Sonde, sur la mer de Timor, faire escale a Flores ou a Port Moresby ….. Malheureusement, j’ai peur que ce monde soit hostile a la navigation car de nombreux pirates écument encore la mer, quand a une visite par avion, elle risque de se limiter à se faire déposer dans un endroit paradisiaque et isolé du monde, mais enfermé. Et il faudrait disposer de beaucoup plus de temps.

lundi 30 mai 2011

Le jour le plus long!

Partis de Saigon un vendredi matin vers 6 heures, nous avons atteint notre destination peu après 9 heures le jour même, rien de très exceptionnel, sauf que le voyage avait duré 17heures, le temps nécessaire pour traverser le Pacifique d'Ouest en Est, de Hong Kong a San Francisco...
Pas de doute, la boucle autour du globe était bouclée!.. Événement et émotion, la terre est bien ronde, et j'en ai fait le tour!

Quand a cette journée du 13 mai, elle a, pour nous et les 300 autres passagers du 747 de United, duré 38 heures. Pas étonnant que nous nous soyons quelque peu assoupis a la fin du diner, assis devant un panier de Fish&Chips et berces par un air de Blues interprété en live, dans un bistro de Fisherman Warf.
Non content d'en avoir déjà plein les valises (des yeux) du décalage horaire de 14h entre Saigon et la cote Ouest des US, j'ai pousse les feux jusqu'a Panama City, a seulement 7 heures de vol de San Francisco, et 2 heures d'ajustement des aiguilles de la montre.

Le retour d'Est en Ouest est lui aussi tout aussi déroutant et largement plus frustrant, puisque , partis de San Francisco vers midi le lundi, nous avons retrouve Saigon le mardi soir a 22h tapante, la nuit n'etant jamais tombée pendant les 14h30 de la traversée océanique. Doit on pour autant parler du jour le plus long, alors même que 2 journées du calendrier se sont écoules dans en exactement 30 heures a la montre.


Inutile de dire que le calendrier de ma montre automatique en a perdu ses dates....
L'expérience n'est pas a renouveler trop fréquemment car les temps de récupérations s'eternisent.

jeudi 14 avril 2011

Suite des voyages


Je n'ai parlé dans mon précédent message que de Singapour alors que je pensais egalement raconter notre voyage a Sapa, dans le nord du Vietnam... Le temps m'a malheureusement manqué, et déjà notre route nous a conduit vers d'autres destinations. Bali est la dernière en date.